Le Monde de Nemo

Le Monde de NemoPère célibataire, Marlin, poisson clown de son état élève son fils Nemo avec un peu trop de protection. Mais celui-ci ne cherche qu’à découvrir l’océan avec ses amis. Cependant, Nemo va se faire capturer pour peupler un aquarium. Marlin se met alors en quête de son fils…

Pixar a réussi à se faire un nom très vite dans le monde de l’animation. Avec à sa tête John Lasseter, ce petit studio est ainsi aujourd’hui reconnu comme le meilleur et le plus créatif. Une réputation qui s’est construite grâce aux succès des ‘Toy Story’, ‘1001 Pattes’ et de ‘Monstres et Cie’. C’est peu dire que les fans attendaient de pied ferme ce ‘Monde de Nemo’.

Auréolé d’un énorme succès aux Etats-Unis, Nemo et Marlin arrivent donc sur les écrans français et nous offrent un voyage extraordinaire dans les océans. Les créatifs s’en sont donné à coeur joie, et le résultat est un bonheur pour les yeux. Regorgeant d’ingéniosité et de petites idées tout en étant proche des spécificités de chaque poisson, cette quête du père à la recherche de son fils ne cesse d’émerveiller le spectateur qui se verra dans l’océan, essayant d’attraper chaque couleur et chaque forme de vie visible à l’écran.

Comme d’habitude, l’humour est omniprésent, jouant souvent sur l’anatomie des personnages et sur leurs particularismes. Chaque détail semble maîtrisé et utilisé pour le film dans le but de rendre cette aventure encore plus colorée et dépaysante.

On ne peut être que charmé devant cette aventure universelle qui montre encore une fois que Pixar a pris un gros temps d’avance sur ses concurrents directs (Dreamworks notamment) et indirects (bien qu’alliés, Disney prend un gros coup de vieux ces derniers temps). Un très bon film, superbe, drôle et du meilleur goût. Tous à l’eau !

Mon voisin le tueur

Mon voisin le tueurOz (Matthew Perry), un dentiste plan-plan voit sa piètre vie bousculée quand Jimmy Tudesky, un tueur à gage vient emmenager à côté de chez lui.

Une nouvelle comédie venue des Etats-Unis, qui fonctionne relativement bien car elle se base sur des valeurs simples et sûres : une grosse star, une star du moment, un scénar avec des rebondissement, de l’humour. Le tout est relativement bien mis en scène et, même si on est pas vraiment dedans, on apprecie.

Pour une fois, B. Willis prend un peu de recul sur ces rôles de sauveur de monde. Il interprète ici un tueur à gage un peu particulier, mais assez marrant.
Pour M. Perry, c’est un peu plus difficile… il en fait souvent trop et utilise vraiment les mêmes mimiques que pour Chandler (« Oh my god »).

Le film propose un scénario un peu travaillé, mais qui devient de plus en plus conventionnel. En effet, les films à multiple rebondissements, depuis « Sexcrimes », se sont multipliés. C’est absolument pas crédible, mais c’est pas le but.

En effet, on cherche ici à passer un bon petit moment avec une comédie qui ne paye pas de mine mais qui vous satisfera durant une soirée un peu morne.

Derrière ce titre très naïf se cache une petite comédie assez bien ficelée où l’on a plaisir à retrouver des acteurs de talent tels que Bruce Willis ou M. Perry. A vrai dire, on est loin du nanar (légitimement) redouté.

La série des comédies avec « grosses pointures s’auto-parodiant » se prolongent donc avec « Mon Voisin Le Tueur ». Après Robert De Niro (« Mafia Blues ») et Al Pacino, c’est au tour de Bruce Willis de s’y coller. Il s’en tire d’ailleurs plutôt bien en jouant ce rôle de tueur en série « moral » (à coté de ses meurtres, il refuse par exemple de divorcer). La frontière entre gentils et méchants reste souvent assez (trop ?) floue.

Cependant la force du film réside dans le scénario. Les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages sont drôles et inattendues et les acteurs s’en donnent à coeur joie. A commencer par M. Perry qui fait gentiment penser à Jim Carrey et Bruce Willis qui a l’air de s’amuser. Cependant, il est dommage que le film peine un peu à démarrer.

La réalisation est sans prétention laissant pleinement s’exprimer les acteurs (comme souvent dans les comédies américaines). La B.O. (Jazz, Musique douce, notamment française) a été travaillée et est assez présente dans le film.

Ce film est donc sans prétention avec des passages vraiment drôles. On passe donc un bon moment sans plus.

Mon Idole

Mon IdoleUn jeune chauffeur de salle est prêt à tout pour faire de la télévision, au point de considérer le producteur de l’émission dont il s’occupe comme son idole. Un jour, le producteur lui propose un week-end dans sa maison de campagne. Celui-ci accepte avec joie sans savoir ce qui se cache derrière cette invitation.

Sans chercher une originalité de tous les instants, Guillaume Canet nous propose une première oeuvre qui se suit avec plaisir. Le thème abordé est celui de la télévision, thème cher au cinéma qui n’hésite pas à tirer à boulets rouges sur un média qui lui est pourtant fort utile.

Même si l’on n’évite pas la parodie facile lors de la première séquence, « Mon idole » choisit assez vite d’oublier le milieu de la télévision pour davantage se recentrer sur les personnalités du film. François Berléand incarne un requin aussi triste qu’antipathique désarçonné par un jeune premier particulièrement naïf. Le choc des personnalités réserve des séquences particulièrement croustillantes dans lesquels personne n’est jamais sur la même longueur d’ondes.

Il s’agit d’une première oeuvre et cela se sent : le réalisateur ne passe pas par quatre chemins pour mettre en scène un scénario assez conventionnel. Les références sont nombreuses (« Swimming with Sharks », « Une histoire de goût »…) et l’histoire, après avoir soigneusement navigué entre la comédie douce-amère et la critique sociale, passe rapidement à un tout autre genre plus proche de la pelle de Dupontel que de l’aimable comédie française.

Côté réalisation, « Mon idole » évite les excès pourtant très en vogue des jeunes réalisateurs actuels. La sagesse de Guillaume Canet finit même par paraître étonnante : ce dernier s’attardera plutôt sur des situations et des paysages que sur des mouvements de caméra à l’emporte-pièce.

La bande originale particulièrement énergique accompagne efficacement les facéties des personnages voués à l’échec. Le ton décalé et parfois excessif est heureusement adouci par une fin et un début à la fois insolites et amicales (« Bienvenue dans mon univers ! »).

Le premier film de Guillaume Canet mérite donc qu’on s’y attarde. Même si certains aspects comme le scénario auraient mérité d’être plus approfondis et que François Berléand porte sur ces épaules une bonne partie de l’efficacité du film, on devine le talent d’un réalisateur qui pourra s’affirmer dans l’avenir. A suivre…

Mission to Mars

Mission to MarsEn 2020, une équipe d’astronautes américains péri lors d’une mission pour mars. Un message est reçu sur terre du dernier survivant. Une seconde équipe part donc pour le sauver et comprendre la situation.

Voici la conquête de Mars vue par B. De Palma qui explore le genre de la science-fiction pour la première fois. Et vu le résultat décevant, il aurait dû s’abstenir. Le film accumule les clichés et n’apporte strictement rien au genre.

Le film trouve son origine d’un fait astronomique réel ; la découverte de la forme d’un vague visage à la surface de Mars. De Palma reprend les faits à son compte et nous livre cette histoire d’une naïveté affligeante qui n’est pas sans rappeler certains passages d’ « Abyss », le savoir-faire en moins.

Il y a bien quelques séquences et quelques périodes intéressantes où De Palma arrive à exercer son talent de metteur en scène notamment dans la façon de filmer l’espace. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt tant le scénario se résume à du remplissage ; on a l’impression d’être devant une série télévisée bas de gamme.

De Palma est un réalisateur de talent comme on a pu le voir dans « Les Incorruptibles », « Blow Out » ou « Carrie », cependant il est totalement novice dans le genre de la science-fiction, et ça se voit. Sa fin l’a peut être enthousiasmé sur le papier mais à l’écran il s’agit d’une véritable parodie manquant totalement de maîtrise.

Ce film, vaguement inspiré de « 2001, l’Odyssée de l’Espace » et de « Contact » est à oublier. Présenté à Cannes, il n’a pas fini d’être critiqué.

Autant le dire tout de suite, « Mission to Mars » est un ratage complet. Cette pseudo SF que nous propose De Palma n’apporte rien du tout au genre, et encore moins au public.

Comment en est-on arrivé là ? En effet, Brian De Palma nous avait habitué à des chefs d’oeuvre (voir plus haut dans la critique de Guillaume), dont mon préféré est « Phantom of the Paradise ». Depuis plusieurs années, on le sentait sur le déclin (Mission Impossible), mais alors pour nous pondre un tel navet, il a du mettre beaucoup de bonne volonté.
Dans ce gloubiboulga de SF, on a droit à de longues, que dis-je, d’énormes séquences de dialogues inintéressantes et mal écrites. Aucun humour, et des personnages vraiment creux et classiques.
En effet, en voulant donner dans les relations et la psychologie des personnages, on s’immisce dans des conversations mal faites (on sent bien que les gens se forcent à parler pour nous expliquer les choses…) et vraiment lourdes.

On ne peut pas dire non plus que les acteurs rayonnent… Gary Sinise (Snake Eyes) avec son rictus qui sert à toutes les expressions est vraiment énervant. Et il y a malheureusement personne d’autre pour arranger la situation.

Pour le scénario, ça reste du classique avec une fin à la limite du ridicule (en fait, on est en plein dedans). Malgré un clin d’oeil à « 2001, l’Odyssée de l’Espace » (enfin bon, il n’y a que la salle blanche), il ne réussit à nous proposer qu’une vision lamentable des vies extra-terrestres et de l’humanité. Mélange de naïveté et de débilisme.

On retiendra quand même un beau plan séquence au départ et quelques scènes bien tournées (il manquerait plus qu’il sache pas utiliser la caméra en plus…) ainsi que quelques belles scènes sur Mars.

Pour le reste, on frise l’arnaque interplanètaire, avec… ben pas grand chose. Une débacle quasi-totale.

Mission Cléopatre (Asterix et Obelix)

Mission Cléopatre (Asterix et Obelix)Suite à un pari entre Cléopatre et Cesar, Numérobis, un architecte Egyptien doit construire un Palais à l’empereur Romain en moins de 3 mois. Voyant ce délai inaccessible, il va en Gaule pour trouver de l’aide et leur fameuse potion magique. C’est compter sans l’architecte officiel de Cléopatre qui voit d’un très mauvais oeil, de n’avoir pas été choisi pour ce projet.

Avec un budget pharaonesque et une distribution du même accabit, la franchise ‘Asterix & Obelix’ qui était partie sur de très mauvais rails (le ‘Asterix & Obelix contre César’ se révélant catastrophique) se remet sur la bonne route avec aux commandes le Nul Alain Chabat.
Pari risqué ? à priori non puisque ses précédentes tentatives autant au niveau télévisuel (avec les Nuls, puis dans La Grosse Emission et le Burger Quizz) que cinématographique (acteur et/ou réalisateur dans Didier, Gazon Maudit, La cité de la Peur, etc…) ont été couronnées de succès et que le bonhomme jouit d’une réputation et d’une popularité assez énorme.
L’homme a aussi pu s’entourer de ses amis, même si on se doute que le choix de Clavier et de Depardieu ont été imposés par la production.

Du coup, on a droit à un casting assez bizarre mais finalement plutôt réussi. Les deux ‘héros’ aussi lourds que des menhirs sont heureusement un peu mis en retrait au profit de personnages secondaires. Le gros bénéficiaire de ce choix, c’est évidemment Jamel Debouze qu’on ne cesse de voir durant tout le long métrage. Un peu trop même pour ceux comme moi qui ont du mal à le supporter.
Les autres seconds rôles sont par contre le point fort du film… Chabat incarne un César atypique, alors que Dieudonné et Edouard Baer donnent un souffle assez nouveau au film.
Les nombreux anachronismes utilisés, et l’humour très ‘nullien’ contribue à s’éloigner un peu de l’esprit original de la bd, mais à améliorer le film.
On regrette un peu l’absence d’un scénario un peu intéressant, qui aurait sans doute allégé quelque peu le tout.

L’originalité est bien au rendez-vous, et Chabat s’est souvent fait plaisir. En cela, cette ‘Mission Cléopatre’ peut être considérée comme réussie. Les acteurs s’en donnent à coeur joie (Monica Bellucci qui se change aussi souvent qu’Amidala dans l’Episode 1, c’est un plaisir) et donnent aux spectateurs une comédie avec de nombreux clins d’oeil et un rythme soutenu.
On reste malgré tout un peu déçu de certains aspects et du manque d’à propos de certains acteurs. Véritablement, cela nuit au film, mais on appréciera tout de même les nombreux points jouissifs du film, éparpillés par ces seconds rôles hauts en couleur.

Le transfert de cassettes vidéo sur DVD

Beaucoup de gens ont utilisé les cassettes VHS, il y a un moment où c’était le standard de cassette le plus répandu partout sur le continent. Des millions d’exemplaires ont inondé le marché. El existe des VHS vierges pour les utilisations familiales ou des VHS contenants des informations diverses comme des films, des vidéos, des documentaires…

Le problème, ce que le contenu de ces cassettes se détériore à la longue, images ou sons. On doit faire appel à une autre technologie pour pouvoir conserver d’une manière fiable ces données. Keepmovie est la maison spécialisée pour assurer la conservation de ces données. Elle fait le transfert sur DVD. Vous n’avez pas besoin d’acheter les matériels nécessaires pour faire une numérisation de vos cassettes sans perdre ces qualités.

cassette camescope
Le fait de numériser une cassette est également surnommé le transfert vhs, que nous vous avons déjà expliqué sur une page de notre site. La numérisation de votre cassette vidéo consiste à changer le signal analogique qui existe sur la bande magnétique de votre cassette VHS au format numérique gravé sur DVD. C’est la numérisation qui vous permet d’avoir des fichiers VOB (fichier d’un DVD vidéo) sur vos DVD. À partir de ce fichier qu’on peut lire les DVD sur les lecteurs DVD de salon et aussi sur les différents ordinateurs.

Le site de la société donne les divers tarifs pour les diverses prestations de services données par Keepmovie. Ce tarif ne varie aucunement même si la durée de votre cassette varie d’une à quatre heures. Mais ce tarif change en fonction du nombre de cassettes à numériser.

Mission

MissionUn chef de la mafia Hong Kongaise a de sérieux ennuis : on cherche à l’abattre. Pour assurer sa protection il engage 5 tueurs plus ou moins repentis. Leur misssion : protéger leur boss par tous les moyens mais également tenter de découvrir qui est le commanditaire du contrat.

Nous avons retrouvé le frère caché de John Woo. Il s’appelle Johnny To et est neurasthénique.
Là où le réalisateur du Killer et de Face/Off filme les scènes d’action comme des ballets à la chorégraphie compliquée et acrobatique (des personnages qui se jettent du troisième étage tout en vidant simultanément leurs deux chargeurs), Johnny To propose dans son film des scènes de gunfight quasi immobiles : les protagonistes se posent l’un face à l’autre et se canardent tranquillement, sans ciller, jusqu’à ce que l’un (ou les deux) s’écroule dans une petite mare de sang.

Vous l’avez peut être compris : The Mission est un film de genre sérieusement dérangé.

Film de genre parce que nous retrouvons dans cette histoire un peu bateau les éléments du polar (et, par certains côtés, également du western) : la mission initiale qui fait se rencontrer des personnages un peu caricaturaux (on pense au « Sept mercenaires » ou aux « 12 salopards »…), les épreuves successives jusqu’à l’achèvement de la mission (les gunfight), l’amitié virile qui finit par naitre et assure la cohésion du groupe, et enfin la mise en danger de cette cohésion par un élément extérieur au groupe (une femme, forcément).
Mais si le cadre du film de genre est bien là, la façon de mettre en scène tout cela est, elle, bien loin de ce à quoi on a pu être habitué.
La principale originalité de ce film est donc dans la manière plus qu’épurée de filmer les gunfight. Cette épure quasi-janséniste procure finalement au film une certaine beauté immobile (la scène du centre commerciale, où les personnages, l’espace d’une minute, se transforment en statues), mais également un snetiment d’étrangeté, quelque chose qui tourne à l’absurde et au kafkaïen parfois. Ainsi au moment où les cinq découvrent la planque des tueurs chargés de liquider leur patron : pendant 5 minutes (c’est long !) on assiste à une scène quasi irréelle : un échange de coups de feux dans la nuit entre un entrepot désaffecté et des broussailles. Personne ne sait exactement sur quoi ni où il tire, mais tout le monde tire…

Quand on saura que tout ça est filmé avec une BO certifiée Bontempi Vintage 1980’s, on ne peut que se rendre à l’évidence : The Mission est un futur film culte !