Mission to Mars

Mission to MarsEn 2020, une équipe d’astronautes américains péri lors d’une mission pour mars. Un message est reçu sur terre du dernier survivant. Une seconde équipe part donc pour le sauver et comprendre la situation.

Voici la conquête de Mars vue par B. De Palma qui explore le genre de la science-fiction pour la première fois. Et vu le résultat décevant, il aurait dû s’abstenir. Le film accumule les clichés et n’apporte strictement rien au genre.

Le film trouve son origine d’un fait astronomique réel ; la découverte de la forme d’un vague visage à la surface de Mars. De Palma reprend les faits à son compte et nous livre cette histoire d’une naïveté affligeante qui n’est pas sans rappeler certains passages d’ « Abyss », le savoir-faire en moins.

Il y a bien quelques séquences et quelques périodes intéressantes où De Palma arrive à exercer son talent de metteur en scène notamment dans la façon de filmer l’espace. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt tant le scénario se résume à du remplissage ; on a l’impression d’être devant une série télévisée bas de gamme.

De Palma est un réalisateur de talent comme on a pu le voir dans « Les Incorruptibles », « Blow Out » ou « Carrie », cependant il est totalement novice dans le genre de la science-fiction, et ça se voit. Sa fin l’a peut être enthousiasmé sur le papier mais à l’écran il s’agit d’une véritable parodie manquant totalement de maîtrise.

Ce film, vaguement inspiré de « 2001, l’Odyssée de l’Espace » et de « Contact » est à oublier. Présenté à Cannes, il n’a pas fini d’être critiqué.

Autant le dire tout de suite, « Mission to Mars » est un ratage complet. Cette pseudo SF que nous propose De Palma n’apporte rien du tout au genre, et encore moins au public.

Comment en est-on arrivé là ? En effet, Brian De Palma nous avait habitué à des chefs d’oeuvre (voir plus haut dans la critique de Guillaume), dont mon préféré est « Phantom of the Paradise ». Depuis plusieurs années, on le sentait sur le déclin (Mission Impossible), mais alors pour nous pondre un tel navet, il a du mettre beaucoup de bonne volonté.
Dans ce gloubiboulga de SF, on a droit à de longues, que dis-je, d’énormes séquences de dialogues inintéressantes et mal écrites. Aucun humour, et des personnages vraiment creux et classiques.
En effet, en voulant donner dans les relations et la psychologie des personnages, on s’immisce dans des conversations mal faites (on sent bien que les gens se forcent à parler pour nous expliquer les choses…) et vraiment lourdes.

On ne peut pas dire non plus que les acteurs rayonnent… Gary Sinise (Snake Eyes) avec son rictus qui sert à toutes les expressions est vraiment énervant. Et il y a malheureusement personne d’autre pour arranger la situation.

Pour le scénario, ça reste du classique avec une fin à la limite du ridicule (en fait, on est en plein dedans). Malgré un clin d’oeil à « 2001, l’Odyssée de l’Espace » (enfin bon, il n’y a que la salle blanche), il ne réussit à nous proposer qu’une vision lamentable des vies extra-terrestres et de l’humanité. Mélange de naïveté et de débilisme.

On retiendra quand même un beau plan séquence au départ et quelques scènes bien tournées (il manquerait plus qu’il sache pas utiliser la caméra en plus…) ainsi que quelques belles scènes sur Mars.

Pour le reste, on frise l’arnaque interplanètaire, avec… ben pas grand chose. Une débacle quasi-totale.