Mon Idole

Mon IdoleUn jeune chauffeur de salle est prêt à tout pour faire de la télévision, au point de considérer le producteur de l’émission dont il s’occupe comme son idole. Un jour, le producteur lui propose un week-end dans sa maison de campagne. Celui-ci accepte avec joie sans savoir ce qui se cache derrière cette invitation.

Sans chercher une originalité de tous les instants, Guillaume Canet nous propose une première oeuvre qui se suit avec plaisir. Le thème abordé est celui de la télévision, thème cher au cinéma qui n’hésite pas à tirer à boulets rouges sur un média qui lui est pourtant fort utile.

Même si l’on n’évite pas la parodie facile lors de la première séquence, « Mon idole » choisit assez vite d’oublier le milieu de la télévision pour davantage se recentrer sur les personnalités du film. François Berléand incarne un requin aussi triste qu’antipathique désarçonné par un jeune premier particulièrement naïf. Le choc des personnalités réserve des séquences particulièrement croustillantes dans lesquels personne n’est jamais sur la même longueur d’ondes.

Il s’agit d’une première oeuvre et cela se sent : le réalisateur ne passe pas par quatre chemins pour mettre en scène un scénario assez conventionnel. Les références sont nombreuses (« Swimming with Sharks », « Une histoire de goût »…) et l’histoire, après avoir soigneusement navigué entre la comédie douce-amère et la critique sociale, passe rapidement à un tout autre genre plus proche de la pelle de Dupontel que de l’aimable comédie française.

Côté réalisation, « Mon idole » évite les excès pourtant très en vogue des jeunes réalisateurs actuels. La sagesse de Guillaume Canet finit même par paraître étonnante : ce dernier s’attardera plutôt sur des situations et des paysages que sur des mouvements de caméra à l’emporte-pièce.

La bande originale particulièrement énergique accompagne efficacement les facéties des personnages voués à l’échec. Le ton décalé et parfois excessif est heureusement adouci par une fin et un début à la fois insolites et amicales (« Bienvenue dans mon univers ! »).

Le premier film de Guillaume Canet mérite donc qu’on s’y attarde. Même si certains aspects comme le scénario auraient mérité d’être plus approfondis et que François Berléand porte sur ces épaules une bonne partie de l’efficacité du film, on devine le talent d’un réalisateur qui pourra s’affirmer dans l’avenir. A suivre…

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